jeudi 7 juin 2007

L'expérience du mois: lire un roman Harlequin



Hier à saint Michel avec mon amante, la douce XXXXXX (je ne veux pas que les paparazzi l'importunent lorsqu'elle se promène innocement au Vésinet), nous regardions avec attention les romans d'occasion chez Boulinier. Lorsque soudain, nous avons commencé à plonger nos mimines dans les romans sentimentaux. On s'est bidonné pendant vingt minutes.


Outres les titres bouleversants (La fiancée du desert, Troublantes affinités, Une rencontre inattendue...), les photos de couvertures répondent à une esthétique, qui, bien qu'hors norme, sucite l'interêt des lecteurs avides de découvertes littéraires (Moi par exemple).


Ni une ni deux, je me dis, avec mon pragmatisme habituel (le premier qui rit je lui défonce sa gueule ok?): "Dans la vie, toutes les expériences sont bonnes à tenter. Ces bouquins d'occasion coûtent 80 centimes pièce, une occasion inespérée d'en savoir un peu plus sur la vie"


Mon choix s'est donc porté sur le titre suivant:"Un patron trop séduisant" ("In Love with the boss" en VO), d'une certaine Doreen Roberts. Un livre de la série "Irrésistibles patrons" (non, mais serieux, QUI est le putain de génie qui choisit les intitulés, je veux son nom, je veux travailler avec lui, on pourrait faire des grandes choses tous les deux)


Tout de suite, le titre a fait tilt et s'est imposé devant moi l'image de Nicolas P., mon boss à AnimeLand, qui passe la moitié de la journée à se bidonner devant des séries japonaises.


Nicolas P. pourrait-il tenir le premier rôle dans une série Harlequin? Certes non (Pas assez riche, pas assez américain, pas assez Porsche, pas assez impénétrable, pas assez "je trimballe une blessure secrète qui m'empêche de m'ouvrir aux autres et seul l'amour de ma vie me permettra à mes plaies de se refermer")


Nicolas P. est trop cool. Je le fais rentrer sur ma liste des gens trop cool ( Et non, je veux pas sortir avec) ... Mais il n'a rien de commun avec Jordan Trent, architecte de renom, agacé par toutes ces femmes qui ne s'interessent qu'a sa fortune. (L'intrigue s'ouvre ainsi: "Rien n'était plus pénible pour Jordan Trent que de devoir rester enfermé chez lui à cause de la pluie. En temps normal, il aurait passé sa journée au bureau ou au volant de sa Porsche", achevez-moi)


Pauvre Jordan Trent. En plus au début de l'histoire, il s'est pêté la gueule en Ski et s'est cassé la cheville.

Ah bah oué, c'est pas de bol. Du coup, il est obligé d'engager une interimaire pour l'aider dans son travail. Ce con ne sait même pas faire cuire un oeuf, alors c'est pas du luxe.


C'est là qu'intervient notre héroïne. La stupidissime Sadie Milligan.("Elle avait cette silouhette un peu ronde que beaucoup d'hommes adorent et que les femmes se battent toute leur vie pour perdre" Sic., puis-je me suicider?)

Comme Jordan s'est réfugié dans une vieille péniche pourrie pour travailler en paix (loin de toutes ses prétendantes), cette espèce de cruchasse est persuadé qu'il est pauvre.


Roh c'que c'est con, j'adore j'adore. Je veux faire ça de ma vie plus tard. Je veux dire, écrire des romans Harlequins, pas épouser un milliardaire avec un QI d'huître.


Bon, on la fait short. Elle découvre dans le journal qu'il est riche et qu'il sort avec plein de femmes qu'il jette comme des vieilles paires de socquettes et elle se dit, "rahhhhhhh cet homme s'est détourné du droit chemin, je vais lui redonner des principes moraux"


Et la pam, surprise, les deux tombent amoureux (il est con, elle est conne, qui se ressemble s'assemble)


Ah bah non j'ai pas encore lu la fin. Là j'en suis au moment où Jordan se dit, après avoir embrassé Sadie, qu'il ne veut pas s'engager et qu'il ne faudrait pas qu'elle s'accroche (je cite, ahem: "Comment aurait-il pu deviner que Sadie allait complètement bouleverser son univers? Il n'avait pas le choix, il fallait arrêter ça avant que les choses n'aillent plus loin.")


Du coup il lui fait croire qu'il sort avec plein de pétasses


J'en suis là.


Suite au prochain épisode.

5 commentaires:

Emeric a dit…

Des nouvelles de Mika au fait (enfin la japonaise idiote qui était allée à Sydney tu sais?). On avait même pas eu droit à la fin de l'histoire...

ANNE a dit…

J'en veux plus

Babooszchka a dit…

Ben qd elle est rentrée a l'université (maki) est allée habiter en Australie chez son blondinet de Jake

Et ils ont vécu heureux, a moins qu'ils se soient fait bouffés par une paire de koalas géants. Mais j'en doute, les koalas géants carnivores sont en voie de disparition. Ils ne se reproduisent pas en captivité. Voila pourquoi

Pierre a dit…

Les romans Harlequin sont aux filles ce que la presse hippique est aux plus de 50 ans...
Combien coûtent ce genre de choses dans le commerce? 6-7 euros?
Y'a des images?
Les couvertures sont elles toujours vaguements peintes pour donner un côté 'Autant en emporte le vent'?

Babooszchka a dit…

On va dire pour le prix, environs 3,50 euros (pas cher pas cher!)

et pour la couv', oui, c'est toujours pareil:p